À l’instant où nous avons appris que nous attendions un enfant, mon mari et moi avons immédiatement dressé une liste de prénoms féminins et masculins qui nous plaisaient. Le prénom des futurs enfants est sans doute un sujet récurrent chez les jeunes amoureux prêts à s’engager pour fonder une famille.

Mais l’exercice est de taille lorsqu’une petite paillette de vie se glisse dans la matrice. Le choix du prénom est un moment important et intime. Il va orienter la vie de l’enfant. Qu’on le veuille ou non, il définira probablement son rang social, il sera le signe de la communauté à laquelle il appartient, il influencera peut-être même son caractère. Le prénom est un marqueur d’identité important.

Je m’appelle Valérie, Marthe, Anita. Mon premier prénom est celui sous lequel tout le monde me connaît. S’il m’assure une protection toute particulière de Sainte Valérie de Limoges, il a avant tout été choisi par ma mère parce que c’était le prénom de sa petite sœur qui est aussi ma marraine. C’était une évidence. Marthe et Anita sont les prénoms de mes deux grands-mères, une tradition très répandue dont mon mari a également hérité.

Martial, Jean, Jacques. Ce sont les prénoms de notre fils. Il a lui aussi hérité de la tradition voulant qu’il porte les prénoms de ses aïeuls. Jean comme mon grand-père et mon frère. Jacques, parce que le père de mon mari s’appelle Jean-Jacques et que nous n’allions pas le nommer Jean, Jean-Jacques (un peu de bon sens, que diable !).

Le fait de porter plusieurs prénoms a un avantage supplémentaire d’ordre administratif. Nous qui portons un nom de famille courant, et même si nous avons donné à notre un enfant un prénom usuel visiblement original, ses 2 autres prénoms lui permettront plus tard d’être moins facilement confondu avec d’autres Martial Lavigne aux yeux de l’administration française. Cela paraît superficiel, mais j’ai connu un Laurent Martin bien ennuyé par ce problème…

Martial a ainsi été reconnu à l’état civil. Son prénom évoque volontairement deux facettes de notre identité.

La foi catholique que nous voulons lui inculquer sera guidée par la protection de Saint Martial de Limoges. Évêque ayant converti l’Aquitaine.

Il est aussi « disciple de Mars », dieu romain de la guerre et du combat.

Mais il porte également le prénom d’un de ses ancêtres : le frère de mon arrière-grand-mère. Décédé très jeune dans un accident de voiture, sa mémoire continuera de vivre malgré tout.

Voilà ce que nous souhaitions pour notre fils : un prénom plein de sens qui lui permette de savoir d’où il vient. Nos ancêtres le faisaient déjà et aujourd’hui plus que jamais, je pense qu’il est important d’enraciner nos enfants dès leur naissance.

Ce premier choix que font les parents est décisif. C’est le début de la transmission.

Notre fils porte un prénom enraciné, il est fils de France et D’Aquitaine, descendant gallo-romain et chrétien catholique. Ce prénom cristallise à lui seul tout ce que nous voulons lui transmettre.


1 commentaire

gardetto · 03/12/2017 à 06:58

Trés bien ,par les prénoms on sent l’enracinement d’un etre vivant uniue,qui va suivre toute la vie

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