Cette année, c’est le tout premier Noël de notre toute nouvelle famille !

C’est le moment de commencer nos propres traditions et de faire les choses à notre image. Ce Noël ne sera pas celui des grandes multinationales qui font fabriquer des jouets en plastique à des enfants en Asie, ni celui des groupes publicitaires qui cherchent à tout prix à nous vendre tout et n’importe quoi, ce sera un Noël fait-maison, local, artisanal. Un Noël qui reprend tout son sens, celui du Christ venu au monde, des traditions ancestrales et de la famille.

L’Avent

Cette période débute 4 semaines avant le jour de Noël. C’est le moment de préparer nos cœurs à la venue du Christ. Cela peut passer par la prière, un effort de charité plus grand, quelques lectures … Pour ma part, j’ai choisi cette année de dire la neuvaine de l’Immaculée Conception entre le 30 novembre et le 8 décembre.

Pour le côté plus matériel, par faute de temps, il m’a fallu faire un choix entre la préparation d’un calendrier de l’Avent et celle d’une couronne. Puisqu’il n’y a pas d’enfant à régaler de chocolats et de bonbons vu que je suis seule la semaine, j’ai opté pour le deuxième choix.

Une couronne de l’Avent simple mais efficace

Pour l’occasion, j’ai réalisé une petite couronne de l’Avent avec 4 chandelles et quelques pommes de pin dorées qui restaient de la décoration de notre mariage. La forme du cercle a plusieurs signification, elle évoque le soleil, annonce son retour, elle représente également le cycle, le retour du Christ.

Cette objet de tradition serait a priori originaire du nord de l’Allemagne du XVI ème siècle. La couronne est ornée de quatre bougies, chaque dimanche de l’Avent, une nouvelle bougies est allumée et plus on approche de Noël, plus il y a de lumière.

Le Sapin

Le nôtre a été décoré avec des rondelles d’oranges séchées, des rubans de tissu blanc récupérés sur un vieux rideau et une guirlande électrique qui a illuminé trois mariages dont le nôtre. Nous avons également enfin pu accrocher les trois petites décorations achetées en 2015 chez un artisan des Landes sur un marché de Noël de notre région.

La bonne odeur des épines

La tradition de l’arbre de Noël est d’origine païenne, dans les cultures celtiques notamment, l’épicéa est associé à l’enfantement et au moment du solstice d’hiver, il symbolise la renaissance du soleil. Nous avons décoré le nôtre un peu à la mode Alsacienne et nous espérons continuer de trouver des petites décorations qui ont du sens, l’an prochain, je m’essaierai peut être à la pâte à sel d’ailleurs.

La Crèche

Pièce centrale de cette fête que nous célébrons en catholiques et objet de tant de querelles aux seins de mairies françaises, la nôtre est cette année faite de système D. En effet, depuis quelques années déjà, je glane par ci par là de jolis santons pour agrémenter ce diorama de la naissance du Christ. Il faut dire que la première fois que je suis tombée face à l’immense et hétéroclite crèche des parents de ma meilleure amie, je n’ai plus eu qu’une idée, suivre le mouvement et faire que chaque année plus de personnages viennent adorer la Christ nouveau né dans ma maison.

Hors, jusqu’à présent, j’étais chez ma Maman. Et la Sainte Famille, centre de la crèche, lui appartenait.Je me suis donc retrouvée bien embêtée avec tous mes santons sans même le Christ et ses parents…

Qu’à cela ne tienne, j’avais reçu en cadeau une petite crèche péruvienne lorsque j’étais jeune fille, je l’ai donc utilisée cette année donnant à notre crèche un petit goût d’exotisme pas inintéressant.

« Hay, Maria,qu’il est beau el hijo de Dios! »

La messe de minuit

Lorsque nous étions petits, toute la famille se réunissait chaque année et les cousins, au moment de partir à la messe de minuit, se disposaient en file indienne, du plus jeune au plus âgé.

J’aime particulièrement cette messe. Elle nous invite à veiller, à attendre patiemment la venue du Christ. Les chants traditionnels raisonnent partout et tout est très solennel. A la fin de la messe, nous avons retrouvé des amis prés de l’église où un vin chaud était servi.

Le repas de famille

Le 25 décembre, nous avons eu le bonheur de recevoir une partie de notre famille pour le déjeuner. Un repas que j’ai beaucoup aimé préparer même s’il était très simple. J’étais partie bille en tête avec l’espoir de coller toutes les traditions possibles est imaginables pour ce repas et surtout, je voulais mes treize desserts provençaux. Mon mari m’a gentiment ramenée à la réalité lorsque j’ai faillit faire une crise de panique de peur de ne pas être à la hauteur. Pas besoin de sortir le grand jeu pour la famille, tant que tout est fait avec du cœur.

Je ne voulais pourtant pas transiger sur l’origine des produits pour la préparation. Fuir à tout prix les grandes surfaces. Si les légumes découpés venaient des producteurs locaux, j’ai magnifiquement échoué dans l’achat des Mont d’Or en ratant les horaires d’ouverture du fromager que je fréquente habituellement. Quand à la charcuterie, n’en parlons pas…

Diététique, évidemment…

Je me suis rattrapée sur le dessert. Une bûche roulée à la crème de marron maison que Maman avait faite, nappée de chocolat praliné et décorée avec de la pâte d’amande.

Les cadeaux

Père Noël ou pas, la question ne se pose pas encore vraiment puisque nous n’avons pas d’enfant, mais offrir des cadeaux utiles, ça oui. Au milieu de la cohue de Noël, à l’heure où tout le monde se jette dans les temples de la consommation pour acheter avec boulimie un maximum d’objets gadgets en plastique qui finiront sans doute à la poubelle avant la fin de l’année nouvelle, nous avons fait le choix de ne traiter principalement qu’avec quelques artisans du coin, l’occasion et nos mains. Mon mari m’a offert un magnifique sac à main créé sur mesure et réalisé par Les Cuirs de Saint Crépin. Lui a reçu de ma part un pull 100% laine déniché dans un surplus militaire (et assez passe partout pour ne pas faire pêcheur…) ainsi qu’un pot du baume « Barbedousse » que j’ai concocté avec quelques produits naturels.

J’ai également réalisé quelques pochettes en tissus pour les femmes de la famille et une turbulette pour mon filleul. J’aime beaucoup réaliser moi-même les cadeaux que j’offre. J’ai l’impression d’y mettre un peu plus d’âme. D’abord il faut le temps de réflexion, l’idée, puis la réalisation, autant de temps passé à penser à la personne qui recevra le présent.

J’en aurai bien gardée une pour moi.

Enfin, dans un soucis à la fois écologique et esthétique, tout ces cadeaux ont été emballés avec des bouts de tissus. L’idée à germé lorsque nous avons réalisé nos magnifique teintures sur coton durant mon enterrement de vie de jeune fille. Qu’allions nous bien pouvoir faire de ces foulards expérimentaux? Des paquets cadeaux à l’image des furoshiki japonais. En tant que couturière, je croule sous les tissus, ils sont jolis et réutilisables et cela me permet d’économiser le prix du papier cadeau qui finirait à la poubelle.

Au sacré!

Il existe en Europe des milliers de traditions, symboles et légendes liés à Noël. Ce qui est merveilleux, c’est de voir que tout est lié, d’une variante à une autre. La fin de l’année est un moment chargé de sacré et l’Homme ne peut pas vivre sans sacré. Enfin, si, il le peut, mais c’est alors une vie triste, sans couleur ni respect.

Il faut redonner le sens du sacré aux contemporains.


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